accidents_du_travail.bmpDes progrès dans la gestion des AT/MP depuis l'année dernière :

Une étude a été réalisée sur les pratiques des entreprises en matière de gestion des AT/MP. Sur un échantillon de 200 entreprises de plus de 50 salariés en France, menée par un cabinet de conseil opérationnel en gestion des risques professionnels, et par un cabinet d’avocats experts en droit social, cette étude fait figure de baromètre de la gestion des AT/MP. Cette étude relève que les procédures administratives en matière d’AT/MP sont mieux connues et mieux appliquées. En revanche, on apprend aussi qu’une meilleure formation des salariés à la sécurité au travail permet de réduire les risques.

Tout d’abord, cette étude fait état d’une prise de conscience des entreprises vis-à-vis des différences entre un arrêt maladie classique et un AT/MP depuis cette année. Ceci pourrait s’expliquer par une augmentation des condamnations d’entreprises pour faute inexcusable suite à un AT/MP. De même, la connaissance des procédures applicables est meilleure. Il faut savoir qu’il a fallu quatre ans aux entreprises pour s’approprier et maîtriser les principes de la réforme sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Entrée en vigueur le 1er Janvier 2010, cette réforme a pour objectif de réduire le nombre de contentieux initiés par les employeurs, de simplifier la tarification des risques professionnels et d’inciter les entreprises à s’engager dans une démarche préventive et réactive.

Néanmoins, il résulte de l’étude qu’une des solutions aux problèmes d’accidents du travail serait de bien former les salariés à la sécurité et à la santé au travail. Ici les chiffres sont parlants. Alors qu’elles étaient 53% en 2014, seules 10% des entreprises du panel d’aujourd’hui ont été confrontées à un accident du travail lorsque le salarié n’utilisait pas les équipements de protection individuelle mis à sa disposition. Ce qui sous-entend une meilleure connaissance des risques d’accident de la part des salariés. De fait, les sanctions appliquées par l’employeur en 2015 ont été plus fréquentes et plus sévères. Quant à la proportion d’entreprises qui remplacent le collaborateur victime d’AT/MP, elle est passée de 77% en 2014 à 35,5% en 2015, soit une diminution de moitié. Enfin, les reclassements suite à un accident du travail ou maladie professionnelle restent toujours aussi peu nombreux, les possibilités de reclassement étant souvent limitées…